A la fin des années 60, VW ne produisait que trois modèles : les antiques Coccinelle et Combi et le rarissime coupé Karman.
Et après l'échec commercial de la berline K70 et les rachats simultanés de Audi et NSU, la marque était proche de la faillite (comme Porsche en 1995, après l'arrêt des 928 et 968 et l'abandon du projet 951, ancêtre malheureux de la Panamera, et avant le lancement du couple Boxster - 996).
Et puis, en 1974, VW a lancé la mythique Golf et ses dérivés Sirocco, Jetta, Corrado et la Polo (ex-Audi 50) qui n'était rien d'autre qu'une mini-Golf...
Mais là encore, se cantonner à multiplier des dérivés de Golf n'a plus suffit à maintenir la marque à flot. D'où l'apparition progressive d'autres modèles et surtout, la distinction entre VW qui devait concurrencer, à l'époque du moins, Ford, Opel, Fiat, PSA, Renault, etc, et Audi qui devait battre BMW et Mercedes-Benz sur leur propre terrain. Avec le succès que l'on sait !
Et puis la reprise en main de Bentley, Lamborghini et Bugatti sont plutôt rassurantes. Ces trois marques sont redevenues bénéficiaires, ce qui n'était plus arrivé depuis longtemps, ont largement bénéficié de la rigueur allemande tant en matière de qualité-produit que de gestion, et cerise sur la gâteau, n'ont absolument pas "perdu leur âme". Il n'y a qu'à comparer la nouvelle Aventador aux Diablo pour comprendre qu'elle reste une "véritable" Lamborghini, mais sans les innombrables soucis qui allaient avec...
On peut d'ailleurs faire un parallèle avec le groupe FIAT, qui, si il a "tué" Lancia, a fait pour Ferrari ce que VW-Audi ont fait pour Lamborghini. Et la reprise en main de Maserati par Ferrari a permis de redonner force et prestige à cette marque, notamment en la débarrassant de sa calamiteuse réputation de "voitures à emmerdes à la finition légère et à la fiabilité plus que douteuse".
Et puis même si on peut regretter la diversification de Porsche et l'adoption du diesel malgré les discours dithyrambiques sur "le plaisir commence à 4.000 tr/mn, là où les diesels s'arrêtent", Porsche est devenu le constructeur le plus rentable au monde, a créé des milliers d'emplois et distribue depuis 5 ans des primes exceptionnelles de 5.000€ par an à TOUS ses salariés !
Et il faut admettre que le couple Cayenne-Panamera, outre le fait qu'il ouvre en grand la porte des "pays émergents", permet à Porsche de dépenser des sommes colossales dans la recherche et le développement des projets RS Spyder, GT3R Hybrid, E-Boxster, 918 Spyder et RSR, 981, 991 et "Le Mans 2014".
Donc, même si ma philosophie personnelle est qu'une "Porsche-Diesel", c'est un tracteur agricole

, Le bilan est "globalement positif" comme disent les nostalgiques du communisme.
Et puis, toujours avis personnel qui n'engage que moi, étant un fan inconditionnel de la mythique Audi+Porsche RS2, la voir réapparaître 20 ans après, mais en 100% Porsche ne serait pas pour me déplaire...
